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la dualité: bonheur/malheur

« Lorsque le malheur touche l’homme il est plein d’impatience;et lorsque le bonheur l’atteint, il devient insolent. »le Coran el Karim


bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur


On n'est jamais si malheureux qu'on croit ni si heureux qu'on avait espéré.


Le vrai bonheur coûte peu; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.


anipassion.com

HiSTOIRE ET CONCEPTION DE L'ESPACE OMRANIQUE

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HiSTOIRE ET CONCEPTION DE L'ESPACE OMRANIQUE

Message par hayat le Jeu 7 Jan 2010 - 20:59


UN ESPACE COMMUNAUTAIRE : AL 'OMRANE

Le premier acte d'Al 'Omrane était le choix du site déterminé par les ressources en eau. Le second acte visait à assurer la sécurité des routes de communication avec d'autres centres urbains. Un troisième acte était la fortification de la ville. La cité est enfin dotée d'édifices publics en tant qu'équipements structurants de cohésion et d'intégration.

La coordination des initiatives des masses populaires et des responsables de l'exécutif est assurée par l'institution des Habous. Les œuvres d'urbanisme et les fondations pieuses des citoyens forment un patrimoine qui appartient à la collectivité. Cette institution - el Waqf - est sans conteste l'expression la plus directe, sur le plan urbain, de l'esprit communautaire de l'Islam. Elle contribue fortement à la continuité historique d'une ville, au maintien des oeuvres utiles à tous et à l'immunité de ruines en plein centre urbain.

La ville s'administrait largement elle-même par des solidarités naturelles.

1° La conception de l'espace urbain

Les prescriptions de la Sunna envisagent toujours l'homme entier qui est en même temps corps, âme et esprit. Al 'Omrane tient son caractère à la fois réaliste et spirituel. Un des caractères généraux et permanents d'Al 'Omrane est la séparation nette entre quartiers commerciaux et
résidentiels.

Les impasses résidentielles donnent accès à chacune des demeures rassemblées en masses compactes ouvertes sur le ciel. Il n'existe pas dans la vie musulmane de quartiers réservés aux classes supérieures et il est difficile de distinguer, par l'extérieur de l'habitation, une famille riche d'une autre pauvre. La qualité d'une demeure est plus déterminée par la qualité du voisinage que par l'importance de sa superficie. Le pouvoir exécutif de la communauté musulmane renforce ses liens sans devoir s'y substituer.

2° As sakane
La maison d'habitation est un véritable haram qui ne doit pas être violé. Elle n'a généralement pas de fenêtre sur la rue, et elle est normalement bâtie autour d'une cour intérieure d'où les chambres reçoivent air et lumière. Il y a là un principe évident : celui de l'intimité et de la discrétion qu'il n'est pas permis de transgresser, Al Horma. La famille est une unité sociale et religieuse relativement autonome. Ceci se reflète directement dans l'architecture :
vues de l'extérieur, les maisons individuelles se confondent facilement dans la masse bâtie ;
vues de l'intérieur, elles constituent des cellules autonomes.
Personne ne doit empêcher son voisin de fixer une poutre dans le mur extérieur de sa maison, mais personne ne doit non plus bâtir de manière à avoir vue sur la cour du voisin : les droits de voisinage comprennent à la fois la solidarité et la discrétion : communauté et intimité. Divers quartiers avaient leur propre enceinte et porte. A l'échelle du quartier existait une organisation communale, un conseil de notables qui s'occupait de la voirie et des conduites d'eau.

3° Les équipements et le quartier

L'unité organique d'un quartier s'exprime par l'existence d'une mosquée, d'une école et d'un hammam. L'aspect statique de la ville est un ensemble d'alvéoles à la fois distinctes et unies ; son aspect dynamique, c'est la vie commerciale qui la traverse. Une ville musulmane commence à exister sous la forme d'un sanctuaire à côté d'un marché. Les quartiers d'habitation ont leurs propres mosquées et les autres équipements nécessaires, de cohésion et d’intégration.
Situé à l’ombre de la grande mosquée, le souk central (Qisariya) demeure réservé aux marchandises les plus précieuses (étoffes de soie, bijoux...) : ce sont des équipements structurants.
Entouré d'une enceinte, il ne comporte pas de places ouvertes, ce sont les mosquées et leurs cours qui servent aux rassemblement des citoyens.
Le principe du souk est d'éliminer tout intermédiaire superflu permettant de multiplier les occasions de contacts sociaux.

La circulation des gens et des biens, qui va des portes de la ville vers le centre et inversement, ralentit à mesure qu'elle atteint le cœur de la cité. Le transport et la distribution des matières premières artisanales et des denrées fondamentales sont assurés par le système des fondouks qui jalonnent les artères principales et servent à la fois d'hôtels et d'entrepôts de marchandises. Ils ont généralement la forme de vastes cours entourées de portiques, avec des chambres d'hôte à
l'étage.

Les artisans étaient organisés en corporation. L'organisation corporative garantit un bon équilibre entre l'initiative individuelle et la solidarité du métier. Toute corporation possédait son Amine et le prix de toutes les marchandises et leur qualité était soumis au contrôle du Mouhtassib, l'inspecteur des marchés. Ce sont incontestablement ces corporations qui défendent le mieux les intérêts particuliers de la ville.
Elles n'ont jamais aspiré au pouvoir politique et il était inconcevable qu'elles prétendent dépasser l'autorité du corps des 'Oulémas qui représentent normalement la communauté des croyants. La communauté, c'est à la fois la ville et plus que la ville, image nécessairement provisoire de la cité idéale en tant qu'asile d'ordre et de paix.

4° Le principe de bon voisinage
Le rassemblement humain est une nécessité qui croît par l'apparition de nouveaux besoins qui établissent des lois et des moyens pour l'organisation de la vie sociale. Selon les paroles du Prophète (ppsl) : "Les actes ne valent que par leur intention et chacun ne sera rétribué que selon ce qu'il a entendu faire..."
L'acte de construire est aussi régi par l'intention qui l'a poussé à s'accomplir : "Lequel vaudra le mieux de celui qui aura assis son édifice sur la piété et le désir de plaire à Dieu..." La société musulmane est basée sur des relations profondément soudées. Ainsi, cette société n'est pas une fin, mais un moyen pour concevoir un environnement social permettant à ses éléments de vivre matériellement et spirituellement en harmonie avec leur code naturel et divin. La cohérente fraternité se traduit dans la cité musulmane par le principe du bon voisinage.
Ce principe est lié à la conviction et à la bienséance envers les parents et les proches : "Adorez
Dieu sans rien Lui associer, traitez avec bonté vos père et mère, vos proches... vos voisins immédiats ou non, vos compagnons de tous les jours
..."
. Le Prophète (ppsl) a dit : "Par Dieu, n'est pas croyant celui dont le voisin n'est pas à l'abri de sa méchanceté".
Tout quartier résidentiel dans une cité musulmane est constitué d'un nombre déterminé d'habitations, lié à des orientations qui délimitent l'aire de voisinage : "Est voisin, celui qui entend l'appel"... "Le voisinage comprend quarante maisons de chaque côté""Savez-vous ce que sont les droits du voisin ? On l'assiste lorsqu'il réclame de l'aide, du secours ou un emprunt, on lui fait don lorsqu'il devient nécessiteux, on lui rend visite lors de sa maladie, on participe à ses funérailles après sa mort. Dans son bonheur on le félicite, dans son malheur on le console. On n'élève pas son édifice sans son autorisation au point de lui empêcher l'éclairage et l'aération..."
L'édification ne se limite pas au cadre physique intrinsèque, mais s'inscrit dans un cadre social communautaire régi par des principes authentiques qui engendrent des relations humaines les plus nobles : "En Islam, on ne nuit pas et on ne cherche pas à répondre à un dommage par un dommage".
Toutes sortes de méfaits devraient être évités entre voisins : physiques tels la fumée, le bruit, les odeurs, la pollution... ou liés au respect de principes tel al-horma. Le principe de bon voisinage relate les biens et avoirs du voisin : "N'empêchez pas votre voisin de planter une poutre dans votre mur". L'application de cette recommandation est à l'origine de la nature des tissus urbains des cités musulmanes.
Le principe du voisinage est à la base de toute la conception de l'espace au niveau d’Al Omrane.

L'ART EN ISLAM
La religion aspire à la vérité et l'art aspire à la beauté. L'art musulman n'est pas un sermon direct qui exhorte à se conformer aux vertus et n'est pas non plus un ensemble de vérités abstraites de la conviction en tant que thèse philosophique. C'est une empreinte de l'existence à partir de la conception qu'a l'Islam de cette existence : "C'est l'art qui prépare la rencontre complète entre la beauté et la vérité".
L'art est le désir de l'homme à formuler l'harmonie que ses sens rencontrent dans les vérités de l'existence. Il ne fait qu'exprimer la réverbération de la vie en lui-même suivant l'angle sous lequel il
observe l'existence. Chaque artiste prend consciemment ou inconsciemment une position face à l'univers liée à sa conception de l'existence. Tant celle-ci est large et globale, tant son art est
expressif et beau. Le sens de l'art émane de la conception islamique de l'univers, de la vie et de l'homme.


1° L'artiste et l'artisan musulmans
La production artistique passe par trois étapes :

  1. l'imprégnation par la nouvelle expérience ;
  2. l'intériorisation de cette imprégnation ;
  3. l'extériorisation de l'expérience sous forme d'expression.

La période de l'expansion de l'Islam n'était pas conforme à ce genre d'expression. C'était une étape d'édification pour certains et de défi pour d'autres.
Par ailleurs, l'artiste est un être qui a une sensibilité spécifique et qui ne ressent pas les choses comme les autres. Il évalue les proportions d'une manière différente et ressent toute chose démesurément ; il conserve toutes les proportions : c'est son génie et son don propre.
L'art musulman élargit les limites de la vie en liant le monde d'ici-bas à celui de l'au-delà, l'être humain aux autres créatures et l'individu au groupe.

Il tient à relater le destin dans les événements, dans les choses et dans les individus. Il n'est pas nécessaire que cet art mentionne explicitement la conviction, mais ce qui lui convient, c'est d'exprimer la vie à travers la conviction et ses empreintes dans les esprits.
Un trait frappant de l'artisanat musulman est la simplicité de l'outillage utilisé, la qualité humble du matériau et le raffinement de l'objet fini.
Un exemple typique, à cet égard, est l'art du plâtre sculpté. Le simple couteau de l'artiste transforme une matière peu précieuse en des ornements cristallins. L'artisan musulman n'a jamais pris soin de
perfectionner ses instruments, ni de choisir les matières les plus durables, tout en s'appliquant avec beaucoup de zèle et d'habileté à la perfection de son œuvre :
"tout sur terre est périssable". La pauvreté de l'instrument n'est autre que celle du serviteur ('abd) alors que la beauté de l'œuvre ne peut être qu'un reflet de la qualité du Seigneur (rabb) (Cf. Titus BURKHARDT, L’art de l’Islam).

2° Comprendre la beauté
La beauté est une marque manifeste de l'existence où le sens de la beauté est intuitif. L'univers est soumis à un ordre établi où apparaissent les aspects de précision, de coordination, d'équilibre... Ces aspects sont les marques de la beauté dans l'univers, sur cette terre et dans la vie des hommes.
Lorsque l'art veut exprimer la vie humaine, il devrait prendre en considération les aspects de l'ordre établi de l'univers. Le paroxysme de la beauté émane du code de l'univers que tous les arts humains subtils devraient exercer et devraient être, par là, véritablement compatibles avec la vérité de l'existence.
El Ghazali clarifie sa position face à la beauté : "La beauté de toute chose se trouve dans sa perfection qui lui est convenable et possible. Si une chose présente toutes les perfections qui lui sont possibles, elle serait alors une parfaite beauté... Si elle présente certaines de ses possibles perfections, elle aurait alors la part de la beauté qu'elle a pu présenter... Car, pour toute chose existe une perfection qui lui est propre... La beauté de toute chose est dans la perfection qui lui convient". El Ghazali n'a pas prétendu définir la beauté, mais il a fait mention de ce concept.
La beauté est une vérité qui a des perspectives en tant qu'élément ayant une authenticité, une importance et une protection, tout comme les autres vérités. La beauté et sa position dans les choses de la vie, en tant qu'ordre par rapport à l'homme, ne rentrent pas dans le domaine des nécessités. La vision globale islamique de l'homme et de la vie a permis aux musulmans d'acquérir une conception d'ensemble de la divinité, de l'existence universelle, de la vie et de l'homme.
La vision du musulman est un résultat de cette conception qui ne part pas de perspectives restreintes et qui ne se limite pas dans des cadres matériels rigides l'empêchant de remplir son rôle. Dans une œuvre d'art, les principes de l'Islam sont un facteur unificateur. Contenus dans une œuvre d’Al bouniane, ils permettent de conjuguer toutes les données de base des domaines de la vie qui lui sont nécessaires avec une harmonie qui serait une beauté.

3° L'art et l'architecture
Le Prophète (ppsl) recommande le grand espace dans la demeure : "Les trois éléments du bonheur sont : une femme vertueuse, une demeure spacieuse, un voisin vertueux et un moyen de locomotion confortable". Il invoque Dieu en ces termes : "O Mon Dieu, pardonne mes péchés, agrandis ma demeure et bénis ma subsistance". De plus, il affirme que : "Dieu est agréable et aime la bonté, propre et aime la pureté, noble et aime la générosité, purifiez donc vos demeures...".
Le Prophète (ppsl) n'a pas accepté que la demeure du croyant puisse contenir des apparences ostentatoires de bien-être et de gaspillage qui sont clairement condamnées : "Ne rentre pas au Paradis, celui qui a dans son cœur l'équivalent d'un atome d'orgueil", l'un de ses compagnons répliqua : "... l'homme aime les beaux habits", le Prophète répond : "Dieu est beau et aime la beauté, l'orgueil c'est l'insolence envers la vérité et le mépris envers les gens".

4° Art et sagesse
C'est de la Charia que découle l'interdiction des images, la prohibition des figures des êtres humains et des animaux : les représenter et les matérialiser par la sculpture, c'est renouveler les pratiques païennes. Aucune image ne saurait exprimer l'unité. L'absence d'images dans les
mosquées (et autres édifices) a d'abord le but d'éliminer une "présence" qui risque de s'opposer à celle - invisible - de Dieu ; ensuite, elle a le but positif d'affirmer la transcendance de Dieu.

C'est par la distinction des différents plans de réalité que toute chose rentre sous la voûte infinie de l'unité suprême. L'erreur foncière, c'est de projeter la nature de l'absolu dans le relatif : la cause de
cette projection, c'est avant tout al wahm. L'image projette un ordre de réalité dans un autre, l'antidote de cette projection est al hikmah qui situe chaque chose à sa place. Appliqué à l'art, cela signifie que toute création d'art doit être traitée selon les lois de son domaine
d'existence et rendre celles-ci intelligibles.

L'architecture, de ce fait, doit manifester l'équilibre statique et l'état parfait des corps immobiles qui s'exprime dans la forme régulière du cristal. L'art musulman (al fann) comporte toujours une technique (san'a) et une science ('ilm). La science transmise avec un art comporte, au moins implicitement, un aspect de sagesse (hikma) qui rattache ses données rationnelles à des principes universels.
La maîtrise d'un art traditionnel permet à la fois la solution technique et la solution esthétique
d'un problème. Utilité et beauté vont de pair, ce sont là deux aspects inséparables de la perfection, telle que l'entend cette parole du Prophète (ppsl) : "
Inna Allâha katabâ-l-ihsâna 'alâ kulli shay" ; le terme de ihsân comporte à la fois les sens de "beauté" et de "vertu".

5° La peinture
L'univers de la peinture musulmane par lequel le peintre s'efforce de donner une vision divine et non humaine n'a rien de commun avec l'"abstraction" de la peinture occidentale. Il s'agit en Occident, tantôt d'une évasion, tantôt d'une "projection du monde intérieur" individualiste, tantôt d'une saisie de la réalité à un certain niveau de profondeur.
Aucune de ces préoccupations n'effleure le peintre musulman : il s'agit de suggérer l'unique réalité véritable, transcendante. La réalité de l'Un ne se vit que dans la communauté ; il s'agit d'évoquer la seule réalité qui ne peut "s'atteindre" à partir de la perception quotidienne.
L’unité de l'inspiration de la foi et de l'esthétique du style et des techniques qu'elle anime, fait la personnalité de cet art.


6° La calligraphie
C’est l'art visuel le plus noble et c'est l'écriture coranique qui en constitue l'art sacré par excellence. La richesse de l'écriture arabe vient de ce qu'elle a pleinement développé ces deux "dimensions" :


  • la verticale, qui confère aux lettres leur dignité hiératique ;
  • l'horizontale, qui les relie en un flux continu.

Les frises d'inscriptions rappellent au croyant le fleuve majestueux et puissant de la parole coranique. C'est le reflet plastique de cette incantation divine qui traverse toute la vie musulmane dont la richesse expressive compense la simplicité de son contenu qu'est l'Unité.
Immutabilité de l'idée et flot inépuisable de la parole : géométrie architecturale et rythme indéfini du décor. Le Mihrâb a avant tout une fonction acoustique : celle de réverbérer les paroles récitées dans sa direction. C'est par cette réverbération de la Parole divine lors de la prière que le Mihrâb est un symbole de la Présence de Dieu.
La Parole divine doit rester expression verbale, instantanée et immatérielle, à l'instar de l'acte créateur ; c'est ainsi qu'elle gardera pure sa puissance d'évocation, sans subir cette usure que la
matière tangible communique à la nature même des arts plastiques. Manifestée dans le temps, la parole se soustrait à l'altération que le temps fait subir aux choses spatiales ; c'est ce que savent aussi les nomades, qui vivent de la parole.

L'Islam transpose cette économie de l'expression, naturelle chez les peuples en migration et particulièrement chez les nomades. Dans l'ordre spirituel, il confère à l'ambiance humaine, à l'architecture notamment, cet aspect de sobriété et de transparence intellectuelle, qui rappelle que tout chose est une expression de la Vérité divine.

CONCLUSION
Transcendance et communauté sont deux dimensions complémentaires qui permettent d'engendrer l'application de tout un ensemble de principes à toutes les échelles et dans tous les domaines de la vie. L'Islam assimile la vie sédentaire pour son organisation, son administration et sa communauté. Il favorise les caractéristiques de la vie nomade qui refuse tout superflu et se suffit au strict nécessaire en aspirant à la transcendance.
Dans la ville musulmane, les fortifications déterminent une autonomie urbaine dans un environnement rural et bédouin. Les portes principales et les artères commerciales avec leurs équipements structurants sont des éléments primordiaux qui favorisent les mouvements d'échange.
Un autre acte d'urbanisme est le choix du site qui était déterminé essentiellement par les ressources en eau. La synthèse communauté-transcendance se manifeste dans l'institution Al waqf, ou habous, qui contribue fortement à la continuité historique d'une ville. L'étude d’Al bouniane, d’Al Omrane et du Fann peut conduire, lorsqu'elle est entreprise avec une certaine ouverture
d'esprit, vers une compréhension profonde des vérités ou réalités spirituelles qui sont à la base de tout un monde à la fois cosmique et humain.

L'homme n'a été créé que pour adorer Dieu, tous ses actes doivent être en vue de l'accomplissement de ce devoir suprême. Tout ce qui existe est à sa disposition pour atteindre ce but, seulement il en est responsable et il devra en rendre compte le jour de la résurrection. En dehors de l'adoration de l'Unique, tout est indigne de considération, car tout est moyen de cette adoration et converge inévitablement vers son créateur. Au sein de cet ensemble de concepts, l'espace, les matériaux, la technique, tout cela fait partie des moyens dont l'homme doit user pour accomplir ce pourquoi il a été créé. Dès lors, ce ne sont plus les objets en eux-mêmes qui prennent de l'importance, mais leur rôle dans l'adoration de Dieu.
L'objet n'ayant un rôle que dans l'usage, ce n'est qu'en mouvement qu'il prend sa dimension réelle. L'objet architectural devrait donc lui aussi être traité en conséquence. C'est l'objet dans le milieu social, un objet qui entrave l'adoration de Dieu et par là en dehors des buts vers lesquels est orientée l'architecture : Celle-ci est protectrice de l'ambiance humaine qui est, en elle-même, une beauté qui jugera de la valeur ou de la futilité d'un monde. Ainsi que le Prophète (ppsl) l'a
dit :
"Dieu est beau et aime la beauté".

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htapmp.blogspot

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Re: HiSTOIRE ET CONCEPTION DE L'ESPACE OMRANIQUE

Message par HSS le Mar 12 Jan 2010 - 18:48

Salam:
Merci hayat pour ce sujet très important.
J'aimerais ajouter que Françoise Choaye fait monté la 1ère apparition du mot urbanisme à l'année 1857 avec les travaux de l'ingénieur Ildefonse Cerdà sur Barcelone, décrit dans son livre "la thèorie générale de l'urbanisation", ceci n'est pas spécialement vrais car le mot est apparu bien avant ça chez IBN Khaldun qui fut le 1èr a parlé de Umran dans ça Muqqadimma.
Dans la vision de Ibn Khldun, Umran est plutôt Synonyme d’urbanisation.
Dans la Muqadima, l’auteur parle des conditions d'implantations des villes en fonction des conditions climatiques, environnementale et surtout pour les raisons défensifs.

HSS

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Re: HiSTOIRE ET CONCEPTION DE L'ESPACE OMRANIQUE

Message par archi le Mar 12 Jan 2010 - 21:37

HSS a écrit:Salam:
Merci hayat pour ce sujet très important.
J'aimerais ajouter que Françoise Choaye fait monté la 1ère apparition du mot urbanisme à l'année 1857 avec les travaux de l'ingénieur Ildefonse Cerdà sur Barcelone, décrit dans son livre "la thèorie générale de l'urbanisation", ceci n'est pas spécialement vrais car le mot est apparu bien avant ça chez IBN Khaldun qui fut le 1èr a parlé de Umran dans ça Muqqadimma.
Dans la vision de Ibn Khldun, Umran est plutôt Synonyme d’urbanisation.
Dans la Muqadima, l’auteur parle des conditions d'implantations des villes en fonction des conditions climatiques, environnementale et surtout pour les raisons défensifs.
salam hss j'espère que tu vas bien ,
je voulais seulement rectifier le 5 au 6 ( surement une faute de frappe) donc il s'agit de 1867 où Cerda a inventé le mot urbanisme , en revanche et très précoce IBN Khaldoun en 1412 , a pu conceptualiser le mot Umran: ‘umran badawi et ‘umran hadari ; on peut dire synonyme d'urbanisme et un deuxième mot qui est "tamaddun" synonyme de l'urbanisation .

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Re: HiSTOIRE ET CONCEPTION DE L'ESPACE OMRANIQUE

Message par HSS le Mar 12 Jan 2010 - 22:12

Ca va très bien Archi mais je suis un peu triste pour le onze national …..et par l'occasion je lance un appel a tous ceux qui ont a un moment eu même un petit sourire suite a la victoire de l'Algérie au Soudan, il faut les soutenir et se réunir autour d'eux comme on l'a fait au Soudan et ne pas les laissé tombé au 1èr faut pas...je suis furieuse de ce qui se dit dans la presse.....Inchallah ça ira priez pour eux
Sinon revenant au sujet oui c'est vrais que c 1967
Sinon urbanisme c'est plutôt une discipline qui a un corpus théorique et l'urbanisation c'est l'action même d'urbaniser et d'aménager, c'est pour cela que je trouve que IBN Khaldun parlait plutôt de l'action d'urbaniser et je pense que Umran est synonyme d'urbanisation et que tamadun c'est autre chose, ça rime plutôt avec ce qui est urbain par contradiction a ce qui est rurale mais c'est pas forcément synonyme de urbanisme et encore moins d'urbanisation….
PS : analyse perso suite a la lecture de la Muqqadima et du livre la théorie du Umran chez Ibn Khladun.
Allah A3lam

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Re: HiSTOIRE ET CONCEPTION DE L'ESPACE OMRANIQUE

Message par archi le Mar 12 Jan 2010 - 22:41

HSS a écrit:Ca va très bien Archi mais je suis un peu triste pour le onze national …..et par l'occasion je lance un appel a tous ceux qui ont a un moment eu même un petit sourire suite a la victoire de l'Algérie au Soudan, il faut les soutenir et se réunir autour d'eux comme on l'a fait au Soudan et ne pas les laissé tombé au 1èr faut pas...je suis furieuse de ce qui se dit dans la presse.....Inchallah ça ira priez pour eux
Sinon revenant au sujet oui c'est vrais que c 1967
Sinon urbanisme c'est plutôt une discipline qui a un corpus théorique et l'urbanisation c'est l'action même d'urbaniser et d'aménager, c'est pour cela que je trouve que IBN Khaldun parlait plutôt de l'action d'urbaniser et je pense que Umran est synonyme d'urbanisation et que tamadun c'est autre chose, ça rime plutôt avec ce qui est urbain par contradiction a ce qui est rurale mais c'est pas forcément synonyme de urbanisme et encore moins d'urbanisation….
PS : analyse perso suite a la lecture de la Muqqadima et du livre la théorie du Umran chez Ibn Khladun.
Allah A3lam
Oui c’est partagé, moi également je suis aussi triste je ne comprends pas, pourquoi nous les algériens notre joie ne persiste pas trop, elle est plutôt éphémère, ma3lich ce n’est pas la fin du monde mais ca nous a vraiment chamboulé, vous pouvez me croire que après le match j’ai dormi 3 heure juste pour oublier la défaite, en fin kadara allaho machae mais (eux aussi n’ont rien fait pour gagner), .معاك يا الخضرة رابحة ولا خاسرة معاك
Pour « tamadune » tu peux me croire qu’il s’agira de l’Urbanisation mais pour Umran j’en sais pas selon Nassima Idrris ( sociologue) j’ai oublié le titre du livre mais très probablement (la socialisation) en Algérie , cette dernière a écrit que Umran vient de ‘Uma ‘ une « nation » djamae oumam , pluriel de oumam « nations », mais rien ne confirme que Umran est l’urbanisme ni d’ailleurs l’urbanisation qui est chez Ibn Khaldoun « tamadune » .
Allaho a3lam

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Re: HiSTOIRE ET CONCEPTION DE L'ESPACE OMRANIQUE

Message par chahra le Ven 3 Fév 2012 - 20:07

MERCI

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