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la dualité: bonheur/malheur

« Lorsque le malheur touche l’homme il est plein d’impatience;et lorsque le bonheur l’atteint, il devient insolent. »le Coran el Karim


bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur


On n'est jamais si malheureux qu'on croit ni si heureux qu'on avait espéré.


Le vrai bonheur coûte peu; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.



L’ESPACE PUBLIC

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L’ESPACE PUBLIC

Message par archi le Jeu 22 Sep 2011 - 15:22


1 – INTRODUCTION
Le développement extrêmement rapide des villes et la croissance de la circulation automobile
ont longtemps cantonné la conception des espaces publics à une approche essentiellement
fonctionnelle, au détriment de la vie locale et du cadre urbain.
L’espace public fait aujourd'hui l’objet de sollicitations nombreuses et pressantes. C’est le
lieu des innombrables pratiques de la vie urbaine : commerce, détente, rencontre…où l’espace
public exprime son rôle social et économique. C’est aussi une vitrine où la ville forge son
image et son identité. C’est encore le lieu où s’exercent les fonctionnalités de la ville :
déplacements, réseaux techniques...
Au regard de ces enjeux extrêmement divers et importants, les difficultés des villes sont
multiples puisqu’elles doivent faire face :
- à la multiplicité des intervenants –maîtrise d'ouvrage partagée, services municipaux,
concessionnaires de réseaux, propriétaires riverains, afficheurs… ;
- à la diversité des sites –centres anciens, secteurs périurbains, grands ensembles… ;
- aux conflits entre les différents usages dont l’espace public est la scène –déplacements,
stationnement, commerce, emploi, détente… ;
- à la diversité des matériaux disponibles pour les revêtements de sols et les équipements et à
la prolifération de la signalisation, des enseignes, des affiches et du mobilier urbain.
Aujourd’hui, l’évolution plus citoyenne des esprits et la prise de conscience des citadins en
matière de qualité du cadre de vie incitent à des démarches plus qualitatives et à une plus
grande exigence. La conception des espaces publics se doit maintenant de concilier
fonctionnalité, sécurité, accessibilité, confort, esthétique…
De nombreuses villes ont entrepris des actions efficaces de reconquête de leurs espaces
publics et certaines d’entre elles ont maintenant acquis un savoir-faire qu’il importe de faire
connaître pour capitaliser ces expériences. Aujourd’hui, la production d’espaces publics de
qualité passe nécessairement par :
- une maîtrise d'ouvrage compétente, déterminée sur les objectifs à atteindre pour la ville et
organisée en conséquence ;
- des méthodes de travail où la précision de la commande, la coordination d’équipes
pluridisciplinaires, le dialogue avec le public et le suivi des réalisations sont des éléments
incontournables ;
- une conception et une réalisation qui travaillent sur les liaisons avec le bâti, les quartiers et
s’intègrent dans un projet urbain, qui respectent le lieu et les usages, qui « harmonisent » les
matériaux et le mobilier urbain, qui prennent en compte les exigences de gestion et
d’exploitation…
Mais ces conditions sont-elles suffisantes ? Ne tombons pas dans l’excès du trop bien conçu,
trop bien fait, trop parfait. L’espace public qui constitue la ville peut aussi, nous devrions dire
doit aussi, rester imparfait, comme est imparfaite la ville, pour laisser la place à l’adaptation, à
l’appropriation…, en fin de compte à l’évolution.

2 – LE CONTEXTE
2.1 – Qu’est-ce que l’espace public urbain ?
L’espace public se caractérise par sa pluralité, tant du point de vue de la diversité des lieux
qu’il occupe, des formes qu’il prend et des usages qu’il accueille. Il ne s’agit pas de définir
une typologie exhaustive, puisque l’espace public peut se caractériser par bien d’autres
approches –par exemple domaniale ou juridique– mais d’illustrer la complexité de l’objet
même que nous allons traiter dans cette note, et partant, de la complexité de l’analyse et des
réponses proposées.

Différents lieux
L’espace public des centres historiques et traditionnels est souvent un lieu d’affirmation forte
de l’urbanité –architecture monumentale, présence d’institutions et de services, commerces…
Il témoigne de l’identité de la ville et de son histoire –cultures locales, spectacles…
Dans les quartiers proches des centres historiques, l’espace public est un lieu où l’expression
de la vie urbaine locale est très présente –services et commerces de proximité, lieux de
détente, transports en commun… Son appartenance à la ville est souvent sans ambiguïté par
les liaisons qu’il offre avec la ville-centre et par la structure de ces espaces qui reste cohérente
avec les centres traditionnels.
L’urbanisation périphérique présente à elle seule des identités multiples et très typées.
L’espace public se situe alors dans des secteurs résidentiels ou des lotissements périurbains,
mais aussi dans les nouvelles centralités des ZUP ou des villes périphériques. Ces espaces
sont parfois déstructurés, sans qualité esthétique ni convivialité –pieds des tours, grands
centres commerciaux, espaces de commerces aux entrées de villes…– et leur articulation avec
la ville-centre est souvent difficile.

Différentes formes
L’espace public est multiple par sa forme. Il est place ou esplanade, rue, boulevard ou avenue,
mais aussi voie périurbaine ou voie rapide. Il prend la forme de parking ou d’abord de zone
industrielle, de centre commercial ou de grand ensemble.
Il peut être jardin, square, grand parc urbain ou bord de rivière, mais peut prendre aussi les
formes les plus simples ou les plus saugrenues telles que talus planté, délaissé végétalisé, îlot
directionnel, îlot central de giratoire, terre-plein…
Tous ces espaces, aussi différents soient-ils, participent de façon importante à l’image de la
ville.

Différentes fonctions et usages
Enfin, l’espace public est à la fois un lieu où s’exercent les fonctionnalités de la ville –
circulation, déplacements, réseaux techniques– et où se développent les innombrables
pratiques de la vie urbaine –commerce, services, détente, loisir, rencontre…
Il est le lieu où les relations sociales peuvent prendre des aspects très contrastés selon les
sites, les configurations d’espaces, les situations sociales des quartiers : lieu de mixité sociale
ou, au contraire, objet de logiques d’appropriations par des groupes sociaux ; lieu
d’enclavement ou de convivialité ; lieu de culture et de spectacle ou lieu sans vie.
L’espace public n’est donc surtout pas un lieu technique, mais il est avant tout social et
culturel. C’est un espace de sens, de matière, de temps, d’usages et de forme, qui est
synonyme de paysage vécu et de paysage commun des citadins. Aucun de ces aspects ne doit
et ne peut être négligé au risque de créer des lieux sans histoire et sans âme qui sont alors
rejetés par la population ou deviennent le siège de tensions exacerbées.

2.2 – Les étapes d’une mutation de l’espace public
Quelques éléments historiques
La Renaissance et le 17ème siècle : la réflexion sur l’espace public porte sur les places, les parvis des monuments... Il est le lieu de représentation des pouvoirs de l’époque –monarchie, noblesse, clergé– et doit donner une belle image de la ville et mettre en valeur les monuments.
Le 18 ème siècle marque le début de la lente mutation de la ville moyenâgeuse. Les premières
mesures de dédensification des villes et d’aération du bâti apparaissent : on nettoie, on détruit
les constructions sur les quais et les ponts, on fait revenir la nature en ville…
Le 19 ème siècle et Haussmann relèguent au second plan l’espace « scénographique ». La rue,
« laissée pour compte » de la période précédente, devient espace de circulation et espace
esthétique –alignement du bâti, traitement ornemental du mobilier urbain, de l’éclairage, des
kiosques… En répondant aux besoins de circulation, l’espace public structure la ville et lui
donne son identité. Les jardins privés sont ouverts au public.
Au début du 20 ème siècle, l’espace public se développe et s’organise autour des symboles de la république – écoles, mairies – et se complète de services publics – postes, salles des fêtes…
Les années 50 à 75 : l’urbanisme quantitatif et la séparation des fonctionnalités déqualifient les lieux et mettent l’espace public au service de la voiture ; il devient système de circulation et de stationnement. De même, les objectifs des politiques de création de nombreux logements et de rentabilité financière ne permettent pas l’aménagement des espaces extérieurs.

3L’espace public contemporain
A partir des années 70 - 80, le cadre de vie devient une valeur reconnue comme prioritaire et,
avec la décentralisation, les élus sont responsables de l’aménagement et définissent les
priorités. En même temps, face au problème de déplacement des populations des centresvilles vers les périphéries, la ville traditionnelle fait l’objet d’un regain d’attention de la part
des pouvoirs publics.
Ceci marque un tournant dans la reconnaissance de l’espace public qui devient porteur d’un
rôle social nouveau –les relations entre les individus prennent une place de plus en plus
importante, les loisirs et la détente façonnent des lieux propices au jeu et à la promenade–,
porteur d’une fonction structurante entre les lieux –espace de liaison entre la ville et la
banlieue–, porteur d’une image. On parle dorénavant de qualité spatiale et de pratiques
sociales pour qualifier un espace public.
Le rôle central que joue aujourd’hui l’espace public est encore accentué par l’évolution
permanente des modes de déplacement –recherche et développement de modes de
déplacement moins polluant, apparition du roller–, des outils de communication –usage du
téléphone mobile, Internet–, des modes de travail –téléservices et travail à domicile–, des
nouveaux besoins et de nouveaux services –évolution des stations de transports en communs
combinant des offres de déplacement, des offres de services et des micro-espaces publics.
Toutes ces évolutions modifient les besoins et les attentes des citoyens en espace affecté aux
déplacements, en mobilier urbain…, et transforment nos modes d’échanges et de relations sur
l’espace public.

2.3 – Les enjeux de l’espace public contemporain
Les enjeux économiques
Les dépenses d’investissement et d’entretien concernant l’espace public représentent un enjeu
important pour les collectivités. De plus, le citoyen-contribuable est de plus en plus exigeant
sur la pertinence et la bonne gestion des dépenses publiques.
Il s’agit pour les collectivités de maîtriser les coûts globaux d’investissement et de gestion
d’un aménagement et de s’assurer tant dans la phase conception qu’au moment de la
réalisation que cette dimension est prise en compte.
Plusieurs partenaires interviennent sur l’espace public, au moment de la conception et de la
réalisation d’un aménagement nouveau. Une collectivité qui réalise un aménagement va être
amenée à dialoguer avec plusieurs maîtres d'ouvrage, plusieurs concessionnaires…, chacun
ayant ses propres objectifs et logique de rentabilité.
Il s’agit pour elle, d’articuler les différents projets ou interventions et de travailler en
concertation avec les partenaires. Par exemple, comment s’intégrera la station de transports en commun dans le site et quelle sera sa liaison avec le quartier ? Comment s’assurer que les
équipements de la voirie ne dénatureront pas le travail réalisé ? Comment s’affranchir des
contraintes de réseaux et privilégier les usages ? Bref, comment harmoniser les
interventions de chacun dans l’espace et dans le temps lors de la réalisation d’un
projet ?
4Les problèmes de gestion prennent une place de plus en plus importante dans les réflexions
que mènent les villes. Il est autant nécessaire pour une collectivité de savoir gérer ses espaces
publics que de savoir comment bien les concevoir et les réaliser. Comment assurer au cours
du temps, le suivi et la gestion des matériaux et des équipements mis en place ? Comment
dialoguer ou organiser des partenariats, avec les différents intervenants –concessionnaires,
afficheurs, propriétaires riverains, usagers– afin de garantir la pérennité des espaces publics ?
En fin de compte, Comment s’organise la gestion d’un espace public ?
L’espace public est un lieu où s’expriment les pratiques urbaines : les commerces utilisent
l’espace public pour exercer leur activité –étals sur les trottoirs, terrasses de cafés…–, ces
activités engendrent des besoins en matière de stationnement et des services sont proposés –
sanisettes, boîtes aux lettres, distributeurs de billets…
Il s’agit, tout d’abord, pour la collectivité de répondre à un besoin du citoyen en évolution
permanente et de permettre l’adaptation du lieu à l’activité économique et aux services
tout en respectant les autres usages.
La séparation des flux de voitures et de piétons et le surdimensionnement des voies de
circulation au détriment des autres espaces génèrent des conflits. L’un des objectifs de
l’espace public de demain est de mieux partager l’espace afin de permettre aux autres modes
de déplacement –piétons, vélo, transports en commun– et aux autres activités et usages de la
ville d’exister et de se développer.
Les enjeux sociaux et culturels
L’espace public structure la ville : il articule les différents quartiers entre eux et relie la ville à
la banlieue, et par là même, articule les différents groupes sociaux qui constituent la ville et
relie les individus.
Il s’agit d’articuler la ville en créant des liens entre les quartiers, en requalifiant les voies de
desserte et les cheminements piétons et en favorisant les échanges.
Dans les quartiers en difficulté, l’action sur l’espace public est un moyen d’agir contre les
phénomènes de « ghettoïsation ». Reconquérir les quartiers en difficulté et l’urbanisation
périphérique passe par la requalification de ces quartiers afin de redonner aux habitants une
meilleure image d’eux-mêmes au travers de l’espace dans lequel ils évoluent, créer des effets
d’entraînement sur d’autres actions privées –rénovation de façades, installation de commerces
et de services– et témoigner de l’attention des collectivités envers les habitants –entretien des
espaces verts, aménagement répondant à leurs besoins.
Nous l’avons vu, l’espace public est le lieu de multiples usages. Ces usages peuvent générer
des conflits dus à des appropriations d’espaces à différentes périodes de la journée ou de
l’année, à des déséquilibres entre les espaces affectés ou disponibles, à un manque de lisibilité
entre les formes, les usages et les propriétés… : les activités et les spectacles sur l’espace
public entraînent des gênes pour les riverains, certains groupes sociaux s’approprient des
espaces publics…
Il s’agit pour la collectivité de rechercher un meilleur équilibre entre les usages afin de
permettre à l’ensemble des usages d’exister de façon harmonieuse et d’éviter d’exacerber les
conflits sociaux.
5Au-delà des usages, les espaces publics sont des lieux porteurs de valeurs de représentation et de symboles que les diverses pratiques sociales leur ont attribuées ; ce sont ces valeurs qui
forgent l’identité des lieux. Mettre en valeur l’identité des lieux et favoriser les repérages
dans la ville sont des enjeux que toute intervention sur l’espace public doit intégrer.
Les enjeux esthétiques : le cadre de vie et le marketing urbain
La qualité des espaces publics contribue fortement à l’embellissement de la ville. L’espace
public constitue un élément déterminant du paysage urbain en agissant sur les ambiances, les
repères, les perspectives, les couleurs… Il permet de rendre la ville plus belle, plus attractive,
plus habitable.
De plus, dans la concurrence que mènent les villes entre elles pour attirer des entreprises et
des franges de population moyennes et aisées, le cadre de vie –qualité architecturale et
esthétique de la ville, environnement, services pour les habitants ou les touristes…– et
l’identité du lieu –histoire, culture…– sont des éléments importants sur lesquels travaillent les
villes.
Il s’agit d’une part de créer un cadre de vie agréable pour les habitants des villes et d’autre
part de communiquer et faire connaître les qualités globales de ce cadre de vie au travers
des qualités spatiales et esthétiques des espaces publics. L’espace public devient le support
privilégié d’une communication sur l’image.
3 – LES DIFFICULTES POUR L'ACTION PUBLIQUE
3.1 – La difficulté pour imaginer la ville de demain
La réflexion sur l’espace public doit s’intégrer dans des objectifs plus généraux qui
constituent un cadre de référence pour la ville. Ce cadre donne l’image globale de la ville de
demain. A l’échelle de l’agglomération, il définit les enjeux et le devenir de chaque territoire,
il précise les liaisons entre les pôles, les quartiers et les modes de déplacements à
développer…
Cette réflexion sur le projet urbain et sur l’image de la ville de demain est souvent absente et
entraîne des juxtapositions d’espaces publics non articulés, accumulant les éléments
décoratifs et ne structurant pas la ville. Elle est pourtant indispensable pour définir le
programme, les objectifs à atteindre pour l’espace public : quelle unité avec la ville, comment
articuler l’espace avec le ou les quartiers, quels sont les objectifs à atteindre de reconquête des
quartiers dégradés au travers de la requalification d’un espace ? L’espace public qui va être
réalisé structurera pour longtemps la ville, souvent pour une durée bien plus longue que le
bâti.
Cette réflexion prospective sur l’espace public est d’autant plus difficile qu’elle nécessite
d’imaginer et d’anticiper les besoins et les usages qui sont en mutation permanente.
6Comment articuler les deux niveaux de réflexion –le projet urbain et le projet d’espace
public– ? De quels outils dispose le maître d'ouvrage pour étayer sa réflexion et faire preuve
de clairvoyance ?
3.2 – La multiplicité des usages et des fonctions
Nous avons vu précédemment que l’espace public répond à des besoins très divers : il est à la
fois un lieu fonctionnel –circulation, déplacements, réseaux techniques–, un lieu de vie –
détente, rencontre, loisir–, un lieu d’activités urbaines –commerce, services…
Les besoins sont d’autant plus difficiles à cerner que l’individu est pluriel et change
d’exigences et de comportements selon qu’il est habitant, usager, citoyen ou contribuable. De
plus le citoyen est de plus en plus exigent sur la qualité, il demande à être informé en amont
des projets, veut participer aux décisions et structure ses revendications et son action autour
d’associations.
Comment prendre en compte le rôle central de la notion d’usage dans la réflexion –l’état
des lieux, le diagnostic, le projet, la gestion– et comment mettre la forme au service des
usages, sans qu’elle soit trop rigide, afin de ne pas laisser « gérer » les futurs usages par le
projet lui-même ?
Comment anticiper, imaginer les usages liés à la restructuration d’un espace afin d’éviter
d’exacerber les conflits et comment rendre l’espace lisible à la fois sur les usages et sur la
propriété, sans créer de barrières rigides ?
Comment concilier les différents enjeux de fonctionnalité, de sécurité, d’accessibilité, de
confort, de convivialité, d’esthétique… ?
Quel dialogue avec le public, quelles modalités, quelle communication adaptée à l’échelle
d’un projet, comment repérer les usagers concernés ?
3.3 – La multiplicité des intervenants et le morcellement des responsabilités
L’action sur l’espace public concerne un nombre important d’acteurs, tous légitimes pour
intervenir avec leurs prérogatives, leurs objectifs ou leurs compétences. Par exemple, une
requalification de traverse d’agglomération fera l’objet d’un partenariat où l’Etat, le
département, la commune… peuvent chacun être maître d'ouvrage d’une partie de
l’aménagement. De même, lors du réaménagement d’une place des compétences peuvent être
partagées entre une communauté urbaine, une commune et des syndicats intercommunaux.
De plus il est nécessaire d’ajouter à ce partenariat, l’intervention des concessionnaires de
réseaux ayant chacun leur propre logique financière et gestionnaire, sans vision globale sur
l’aménagement.
A cette complexité engendrée par la pluralité des maîtres d'ouvrage, s’ajoute celle
occasionnée par la différence entre statut juridique d’un lieu et les usages qu’il supporte. Des
7lieux publics ont un statut privé –gares, centres commerciaux, espaces de copropriétés– et, à l’inverse, des espaces publics ont, de fait, des usages privatifs –abords des grands ensembles qui n’ont pas d’espaces collectifs et qui sont l’objet d’appropriations temporaires.
Enfin, les afficheurs et les commerçants, au travers des mobiliers urbains, des panneaux
publicitaires et des enseignes, participent à la fabrication de l’image de la ville.
La réussite d’un aménagement urbain passe avant tout par une bonne maîtrise de l’ensemble
des chaînes de décision. Comment un maître d'ouvrage peut-il s’organiser pour faire face
à ces difficultés ? Quel est le rôle du maître d'ouvrage ? Quels sont ses moyens, les outils
dont il dispose ? De quelle assistance peut-il bénéficier ?
Comment travailler avec les partenaires –propriétaires fonciers, concessionnaires,
SNCF…– et comment s’affranchir des problèmes de domanialité pour réaliser une opération
cohérente – espace public autour d’une gare ou d’un grand ensemble, liaison d’une école avec
le quartier ?
Qui est légitime pour faire la synthèse des enjeux, des propositions et arbitrer les conflits
et quelles compétences sont nécessaires ?
3.4 – La complexité de l’analyse et les métiers
Toutes ces interrogations montrent qu’aucun métier ne peut à lui seul aujourd’hui apporter
une réponse appropriée pour traiter de l’espace public dans son ensemble. Le sujet est ouvert
à de nombreuses disciplines et personne ne détient la vérité. L’approche sur les usages,
l’histoire du lieu, l’articulation avec la ville, l’urbanisme ont autant d’importance que la
réflexion concernant le bâti, la voirie ou les matériaux. La constitution d’équipes
pluridisciplinaires est une part importante de la réussite d’un projet.
Comment faire un diagnostic sur un lieu pour déterminer les compétences qui seront
nécessaires et choisir une équipe de concepteurs, et comment articuler, coordonner le
travail de cette équipe ?
Quel dialogue établir entre la maîtrise d'ouvrage et la maîtrise d'œuvre, sachant que le
maître d'ouvrage doit garder le pilotage du projet et rester lucide sur les objectifs à atteindre
tant en termes de besoins qu’en termes de coûts d’investissement et de gestion ?
3.5 – Le poids des réglementations
Une somme innombrable de textes réglementaires concourt à fabriquer l’espace public –
règlement d’urbanisme au travers des PLU, Codes Civil, de la Voirie routière, de
l'Environnement, des Collectivités locales, protection des sites et des abords des monuments,
normes en tout genre… L’excès de règlement transforme petit à petit l’espace public en un
espace purement technique. Une bonne compréhension des mécanismes et des articulations
entre ces différentes réglementations est fondamentale pour assurer la faisabilité de
l’opération et sa pérennité.
8De plus, la recherche en responsabilité personnelle des élus à l’occasion d’accidents survenus
sur le domaine public est de plus en plus fréquente.
Comment s’organisent la conception et la gestion des espaces communs privés et publics
au travers de ces différents textes ? Les problèmes rencontrés proviennent-ils d’outils
réglementaires mal adaptés, d’un manque de maîtrise de ces outils de la part des maîtres
d’œuvre ou d’un manque de volonté du maître d'ouvrage ?
Comment un maître d’œuvre peut-il intégrer et gérer l’ensemble de ces contraintes qui
« brident » la conception ?
Quels textes s’appliquent sur l’espace public et quelle est l’état de la jurisprudence en
matière de responsabilité pénale ?
3.6 – La diversité des matériaux et la prolifération du mobilier urbain
L’espace public peut facilement devenir une juxtaposition d’éléments fonctionnels ou
décoratifs sans cohérence entre eux ni avec le site dans lequel ils se trouvent. Il est courant
d’avoir sur un site de l’éclairage, de la signalisation, des émergences de réseaux, des bornes
antistationnement, une cabine téléphonique, un abribus, de la publicité, des jardinières… La
surabondance de mobilier urbain, de signalisation, d’enseigne et d’affiches entraîne une
dégradation du paysage urbain, une perte de lisibilité spatiale et des problèmes d’intégration
dans le tissu urbain.
A ce phénomène s’ajoute encore le poids de plus en plus important des catalogues de
matériaux et d’équipements des fabricants qui incite à des solutions de facilité conduisant à
une banalisation des lieux.
Comment épurer l’espace public et redonner leur vraie place au paysage urbain, aux
ambiances, à l’esthétique et aux usages ?


– BIBLIOGRAPHIE
Art et urbanisme / Alain Charre / Que sais-je ? - P.U.F.
Barcelone : dix années d’urbanisme, la renaissance d’une ville / Guy Henry / Le Moniteur
Espaces publics / Plan urbain / Documentation française
Espaces publics en ville / Plan urbain / Ministère de l’équipement
Espaces publics / M.A. Louisy (sous la direction de) / La Documentation Française
Histoire de la ville / Leonardo Benevolo / Editions Parenthèses
Histoire de l’urbanisme / Jean Louis Harouel / Que sais-je ? - P.U.F.
Histoire de l’urbanisme / Pierre Lavedan / Ed. Arts et Métiers Graphiques
L’embellissement des villes - L’urbanisme français au XVIIIe siècle / Jean Louis Harouel /
Picard
L’espace public / Jurgen Habermas / Payot
L’image de la cité / Kevin Lynch / Dunod
Les espaces publics modernes / Virginie Picon Lefebvre (sous la direction de) / Le Moniteur
Lire et composer l’espace public / Pierre Pinon / STU - Ministère de l’équipement
Places et monuments / Nada Jakovlievic, Maurice Culot (IFA) / Mardaga

via: certu
http://www.certu.fr/fr/_Voirie_et_espace_public-n27/IMG/pdf/L_espace_public.pdf

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Re: L’ESPACE PUBLIC

Message par chahra le Ven 3 Fév 2012 - 15:12

MERCI

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Re: L’ESPACE PUBLIC

Message par archi.taleb le Sam 28 Avr 2012 - 22:43

merci bcp ....allah yakarmak ...wykhalik

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Re: L’ESPACE PUBLIC

Message par rym le Lun 23 Juil 2012 - 0:11

thank you so much

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Re: L’ESPACE PUBLIC

Message par lily le Lun 23 Juil 2012 - 23:17

saha ftorkom , merci archi Very Happy

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